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Ce numéro · En salles · The Dog Stars

En salles

The Dog Stars : Ridley Scott revient à l'anticipation, sans effets

Adapté du roman de Peter Heller, le nouveau film de Ridley Scott suit un pilote reclus après une pandémie. Jacob Elordi et Josh Brolin dans un récit d'anticipation qui mise sur le silence plutôt que sur le spectacle.

Par Antoine Berg16 août 20265 min de lecture

Dans un futur proche où une pandémie a décimé la société américaine, Hig vit reclus sur une base aérienne abandonnée du Colorado avec son chien et un ancien militaire. Quand une voix passe par la radio de son Cessna, l'idée qu'une vie meilleure existe ailleurs suffit à le mettre en route. Le film sort le 26 août, adapté du roman de Peter Heller.

Un Ridley Scott en mode mineur

On attendait le retour du réalisateur à la science-fiction ; on obtient un film de solitude. Peu de personnages, des paysages vides, un rythme qui laisse le temps s'installer. Le budget est visiblement là, mais il sert la texture plutôt que le spectacle : lumière, poussière, usure des objets.

Ce n'est pas un film sur la fin du monde. C'est un film sur ce qu'on continue d'entretenir quand plus rien ne l'exige.
Notre lecture après projection

Le duo qui porte le film

Jacob Elordi tient un rôle de repli intérieur qui aurait pu tourner à la pose ; il évite le piège en jouant la fatigue plutôt que la mélancolie. Josh Brolin apporte le contrepoint nécessaire, une méfiance concrète et sans discours. Le chien, présent à l'écran plus que la plupart des seconds rôles, échappe au sentimentalisme parce que la mise en scène refuse le gros plan attendrissant.

Ce qu'il faut savoir avant la séance

  • Deux heures de film, avec une première demi-heure quasi muette.
  • Aucune explication sur l'origine de la pandémie : le roman n'en donnait pas non plus.
  • Le film assume une violence sèche, rare mais brutale.
  • À voir en salle pour le travail sonore, essentiel dans les séquences de vol.

La limite

Le dernier acte cède à une résolution plus conventionnelle que tout ce qui précède, comme si le film hésitait à laisser son personnage sans destination. C'est peu, au regard des cent premières minutes. Mais c'est le moment précis où le spectacle reprend la main sur le silence.

Antoine Berg

Critique · en salles — écrire à la rédaction

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